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Interview de Robert Knepper au TV Fest 2015

Robert KnepperCette année encore nous avons eu la chance d'être invités à participer au Festival de la Télévision de Monte Carlo mi-juin pour interviewer et photographier ceux qui font la télévision et les séries.

 

Lors d'une table ronde très décontractée nous avons pu discuter avec Robert Knepper, l'interprète de T-Bag dans Prison Break, de Tommy Dolan dans La caravane de l'étrange ou encore de Clock King dans Arrow et Flash, qui venait présenter sa dernière série encore inédite en France Texas Rising dans laquelle il joue Buckley. L'acteur que l'on a pu voir tout récemment dans la deuxième saison d'iZombie, qui reprend ce soir sur la CW, a défendu avec passion la série d'History Channel et nous a parlé en toute simplicité et avec beaucoup d'humour de son métier et de ses futurs projets.

 

Comme d'habitude, les questions viennent donc en partie de notre équipe et en partie des autres journalistes présents lors de la table ronde. Attention si vous n'êtes pas à jour de la diffusion américaine de Texas Rising cette interview peu comporter des spoilers.

 

 

Question : Texas Rising est un western, est-ce un genre que vous aimez particulièrement et quels sont vos meilleurs souvenirs de ceux que vous avez pu voir ?
Robert Knepper : J'aime les westerns. Je n'ai pas commencé il y a très longtemps à regarder les films de Sergio Leone (NDLR: réalisateur et scénariste italien) et j'adore vraiment. Ma femme m'a dit la dernière fois que nous avons pris l'avion pour rentrer de New York "il faut absolument que tu regardes Le bon, la brute et le truand". Je ne l'avais jamais vu et je me suis demandé ce que j'avais fait tout ce temps (rires). C'est marrant parce que lorsque j'étais enfant dans l'Ohio mon père était un homme moderne mais aussi assez vieux jeu, donc j'ai grandi avec des chevaux, un buggy et des choses comme ça, et quand j'ai du conduire un wagon dans Texas Rising j'ai réellement pu le faire, ça m'est venu assez naturellement. J'ai grandi en même temps dans une ville et à la campagne, j'avais un cheval et une vache nommée Picasso, une chèvre nommée Billy bien entendu. Tous mes proches sont fermiers et la ferme de mon père est à ma famille depuis l'époque où Andrew Jackson était président, ce qui correspond à la période à laquelle se passe notre histoire. Il y a quelque chose dans le fait de mettre des bottes de cow-boy qui vous donne vraiment envie d'aller jouer aux cow-boys et au indiens. C'est génial, j'ai adoré.

 

Q : C'est une série historique et ce n'est pas si commun aux États-Unis d'avoir une série de ce genre n'est-ce pas ?
R.K. : Ce qui est génial c'est que c'est historique mais mon personnage par exemple est inventé, mais il est un assemblage des types de personnalités qui ont existé à cette époque. C'est un entrepreneur qui s'est dit "je vois le moyen de me faire de l'argent ici, je vais créer un business là. Je suis en affaire avec le Mexique mais je joue aussi le jeu des américains, peu importe qui gagne la guerre je le suivrais". Ce n'était pas un patriote convaincu, il l'est devenu comme beaucoup de gens. J'ai déjà joué des personnages qui ont existé, j'ai joué Bobby Kennedy, il y a quelque chose de magnifique à se dire "je vais essayer d'être à la hauteur". Mais la beauté de jouer un personnage de fiction c'est que vous pouvez faire ce que vous voulez, votre imagination n'a pas de limite. C'est comme ce que j'ai fait avec Edward Burns sur Mob City. Il jouait Bugsy Siegel, et moi son meilleur ami Sid Rothmen, et je me souviens que quand Frank m'a casté, il m'avait aimé dans Heroes ou Prison Break je crois, j'ai cherché Sid Rothmen sur Google, et il n'est pas réel mais il était comme beaucoup des gangsters de cette époque. Pouvoir tout créer c'est...je ne sais pas si vous avez remarqué en regardant la série mais je cache toujours mon pouce. Je me souviens que lorsque j'étais à l'université, j'étais dans une fraternité et dans les fêtes tout le monde boit un peu trop et une fille s'était évanouie donc on l'avait mise dans la salle télé sur le canapé et j'ai dû la veiller toute la nuit. Elle était là endormie et je regardais un vieux film d'horreur en noir et blanc, et de temps en temps, son pouce se dégageait et elle avait cet ongle grotesque, déformé (rires). Et voir ça en regardant ce film (rires)... Inconsciemment, elle remettait toujours son pouce à l'intérieur de son poing fermé. Et en marchant sur le campus, je l'ai croisée et je l'ai vu protéger son pouce. Donc j'ai voulu jouer ce personnage très fort mais qui devait avoir une faiblesse, j'ai donc eu l'idée de ce pouce. On m'a fabriqué un gros ongle de pouce à Los Angeles et je l'ai emporté avec moi, et on ne le voit jamais avant la fin de la série où on me voit le découvrir. Je voulais qu'il soit un peu comme un toréador, avec sa cape car il était extraordinaire comme beaucoup de ces gens, mais il a cette faiblesse. Ils m'ont dit oui et on l'a gardé. Ça m'a conduit à créer toute une gestuelle, ces petites choses que vous pouvez faire avec un personnage et dont personne n'a conscience.

 

Q : Votre personnage n'est pas réel mais vous avez du apprendre le contexte de la guerre, avez vous du faire des recherches ?
R.K. : Non, je n'ai pas eu à faire tout ça parce que Buckley est l'un de ces personnages qui est au milieu de cette guerre presque civile avec un autre pays mais il se fait juste de l'argent en dirigeant cette ville. Il ne se bat pas, il les laisse se débrouiller avec tout ça. Je savais qui était Andrew Jackson, et ce qui se passait avec Sam Houston et la guerre mais je me suis dit que je n'avais pas besoin de savoir tout ça parce que je devais juste mener mon business, faire de l'argent sans me mêler de la guerre, il suffisait de suivre les vainqueurs. C'est tout ce que j'avais besoin de savoir pour se rôle. Si vous essayez d'étudier toute cette époque, vous allez vous rendre fou parce que c'est une histoire énorme, et j'avais confiance en Roland Joffé (NDLR: le réalisateur de la série), il sait ce qu'il fait (rires).

 

Q : Avez-vous pensé à la façon dont le public étranger allait accueillir la série car il s'agit d'une partie de l'histoire américaine qui n'est pas forcement connue ? Quel sera pour eux l'attrait de la série ?
R.K. : Le truc c'est que, particulièrement ici en France, depuis que je viens j'ai toujours entendu que les français aimaient deux choses à propos des États-Unis, de leur histoire, les westerns, tout le monde aime John Wayne, et les gangsters. Pour moi c'est parfait parce que c'est un western. Vous n'avez pas besoin de connaître toute l'Histoire. History Channel va vous la montrer à travers ces histoires. Vous n'avez pas besoin de savoir quoi que ce soit. Pour nous tous les enfants crient "Souvenez-vous d'Alamo", ici ça ne veut peut-être rien dire mais vous n'avez pas besoin de le savoir. La série commence avec la chute d'Alamo et se poursuit avec la lutte pour venger ce qui s'est passé donc je pense que c'est une chose que les Européens vont aimer en se disant "oh j'adore cette partie de l'histoire de l'Amérique ! Avant que tout ne soit foutu en l'air" (rires). Avant que l'on essaye d'étendre notre pouvoir sur le monde, on cherchait juste a réunir notre pays et vous ne pouviez pas allez vers l'ouest sans le Texas car les Comanches et le Mexique étaient là. C'était leur terre et on est venu en disant "non on la veut parce qu'on veut aller jusqu'en Californie". Et ce n'était possible qu'en prenant le Texas.

 

Q : C'est une très grosse production, presque filmique.
R.K. : C'est très cinématographique oui. C'est la façon de tourner, et c'est grâce à notre producteur Leslie Greif qui a fait Hatfields & McCoys et qui voulait absolument donner cette impression, ce style presque à la John Ford voire David Lynch (NDLR: réalisateurs et producteurs américains) avec ces gigantesques plans panoramiques quand les chevaux traversent le désert. Pouvoir raconter une grande histoire politique nationale et au milieu la simple histoire d'un homme et d'une femme, à quel point il tient à elle, ce qu'elle a du faire en allant voir le président mexicain, tous ceux qui la veulent, elle est presque passée de mains en mains, le personnage de Cynthia (NDLR: Addai-Robinson, Emily D. West). C'est une belle histoire très forte et j'espère qu'elle parlera aux gens ici comme en Amérique.

 

Q : Il y a énormément d'acteurs, l'équipe est très large, la télévision parvient aujourd'hui à attirer beaucoup d'acteurs au sein d'une même série, c'est très impressionnant. Vous avez fait un certain nombre d'autres séries avant mais cela doit être l'une des distributions les plus importantes.
R.K. : Oui et ça permet de voir les autres jouer chaque jour, on s'amuse tellement à jouer ces personnages parce que vous pouvez être cet homme presque fou si en colère à cause du massacre d'Alamo qu'il part pour se venger contre l'armée mexicaine et les brutaliser comme ils ont brutalisé les troupes américaines, à jouer des personnages que vous ne pourriez pas incarner en temps normal. Et y ajouter de petits trucs comme celui du pouce (rires).

 

Q : Vous aimez jouer les méchants ?
R.K. : Non j'aime travailler (rires).
Q : Si on vous donne le choix ?
R.K. : Je viens de faire une comédie, je suis très content. Il y a juste quelques semaines je disais "j'aimerais tellement faire une comédie !" et on m'a appelé d'un coup pour me dire qu'on voulait m'engager dans une comédie. Ça s'appelle Fratpack. Ça fait un peu penser à Very Bad Trip. C'est super drôle, ça a beaucoup fait rire ma femme aussi. Je vais aussi être dans Public Morals d'Edwards Burns sur TNT, dans le dernier Hunger Games. J'ai aussi fait des films indépendants l'an dernier avec de petites compagnies qui essayent de sortir du lot. Un jour, j'étais l'enfant le plus jeune sur le plateau et un autre, l'enfant le plus vieux. Je dis toujours que je ne vais pas travailler mais jouer, pendant 30 ans j'ai joué et c'est sympa de travailler sur de petits films comme sur de gros films.

Q: Hunger Games est une grande saga, est-ce différent de travailler sur ce type de film ?
R.K. : Non ça rapporte juste plus d'argent (rires). Et ma loge était une pièce du château donc c'était super.

 

Q : Deux de vos séries vont faire leur retour, Prison Break et Heroes, vous aimeriez y faire une apparition ?
R.K. : Non, c'est une très belle sensation de savoir que les gens aiment tellement ces séries, j'espère qu'ils vont aller de l'avant et pas recommencer les mêmes histoires, mais je leur fais confiance. Je connais Paul Scheuring et il va essayer de se renouveler comme à l'époque. Chaque semaine vous aviez le souffle coupé et attendiez de voir ce qui allait se passer donc c'est ce que j'espère voir se reproduire.

encore plus aisé à préparer et à profiter de.

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