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Interview de Muriel Combeau au TV Fest 2015

Muriel Combeau

Cette année encore nous avons eu la chance d'être invités à participer au Festival de la Télévision de Monte Carlo mi-juin pour interviewer et photographier ceux qui font la télévision et les séries.

 

Ce soir sur France 2, vous pourrez découvrir l'épisode Dame de Glace de la série Les Dames. A cette occasion, nous vous proposons de découvrir l'interview de Muriel Combeau, l'interprète de Myriam. Après ses rôles de Gladys Dupré dans Avocats et Associés et de Anita Gauthier  dans Doc Martin, elle était cette année Sophie dans la minisérie Disparue. L'actrice très passionnée nous a parlé avec enthousiasme de la série, de comment elle l'a touchée personnellement, de ses goûts en matière de séries télévisées ainsi que de ses derniers projets.

 

Comme d'habitude, les questions viennent donc en partie de notre équipe et en partie des autres journalistes présents lors de la table ronde. Attention, si vous n'êtes pas à jour de la diffusion française, cette interview peut comporter des spoilers sur Disparue.

 

Question : Comment se remet-on d'un succès tel que celui de Disparue sachant que ça a marqué les esprits ?
Muriel Combeau : Mais on s'en remet très bien ! (rires) On est très heureux. Il n'y a pas besoin de s'en remettre. C'est juste chouette. De toutes façons, on fait les choses et après, c'est comme quand on lance un ballon, on ne sait pas comment il va retomber surtout si on n'est pas un très bon lanceur mais on a pris du plaisir à le faire. J'ai pris du plaisir à le faire. J'étais heureuse d'être dans quelque chose de bien écrit, de bien réalisé avec des bons acteurs... Et puis après, c'est encore autre chose que ça marche ou pas, ça n'enlève pas le plaisir qu'on a eu à le faire. Donc moi, je m'en suis très bien remise, merci.

 

Q : Vous avez tourné pour Charlotte Brändström dans le premier opus de la série Les Dames et donc vous avez gardé une relation avec elle et c'est comme ça qu'elle vous a approché pour Disparue ?
M.C. : On n'avait pas spécialement gardé de relation mais c'est quelqu'un que j'aime énormément, que j'estime beaucoup. C'est vraiment une excellente réalisatrice. Avec les acteurs c'est un bonheur, elle prend ce qu'on amène et elle essaye de nous tirer vers quelque chose d'un peu plus précis tout en douceur, avec gentillesse et générosité, avec le sourire et avec précision. On sent qu'elle est ferme, qu'elle sait ce qu'elle veut et tout ça est très agréable. J'aime beaucoup cette femme.

 

Q : Quand vous avez eu le script, saviez-vous dès le début qui était responsable de la disparition ?
M.C. : Il y avait deux scénarios qui n'étaient pas dialogués, c'était une continuité pas dialoguée, c'était les deux derniers épisodes mais qui racontaient malgré tout ce qu'il se passait. Et quand j'ai reçu les huit scénarios, je me suis dit que j'allais les lire sur plusieurs jours, que j'allais prendre mon temps parce que je travaillais aussi. Je les ai reçus un dimanche, j'ai commencé à 13h et je les ai lus d'un trait, j'étais accro. Et pareil, quand on me les a envoyés pour les voir ; pourtant, je les avais lus, je les avais tournés ; je les ai regardés vite et j'étais comme une dingue devant ! Et ma fille qui était là « maman, on en regarde encore un ? » et moi : « non, toi tu vas te coucher, on verra... » (rires) et en fait, j'ai tout regardé.
Q : Vous aviez dit à votre fille dès le début qui c'était ?
M.C. : Ah non. On était tenus quand même au secret parce que sinon ce n'est pas très drôle... Je l'avais dit à personne, ni à mon chéri, ni à mes enfants, ni à ma famille, ni à mes amis.

 

Q : Du coup, votre famille a-t-elle deviné assez rapidement qui c'était ?
M.C. : Ce qui était rigolo c'est que j'ai regardé quelques épisodes avec mon chéri et donc je lui ai demandé de me dire tout ce qui lui venait à l'esprit. Donc il me disait « elle est quand même bizarre la nièce » et moi je répondais « ah bon, tu trouves ? » (rires) et il continuait « ah et l'oncle aussi... » (rires). Donc je suivais toutes les étapes donc c'était assez sympa.

 

Q : Comment s'est déroulé le casting étant donné le nombre d'acteurs qui viennent plus ou moins du monde de la comédie ? Pensez-vous qu'un risque a été pris sachant que les gens auraient pu avoir du mal à les voir dans un registre très dramatique ?
M.C. : J'ai trouvé cela assez gonflé de la part des décideurs et notamment de la part de Charlotte, de la production Quad Télévision et de Carole Leberre qui s'occupait de la série sur France 2. Je trouve que c'était un casting risqué à cause de ce que vous évoquez et en même temps avec que des gens connus ce qui limite le risque mais quand même... on ne sait jamais !

 

Q : En parlant de Charlotte Brändström, est-ce qu'il fallait une femme pour mener un tel projet sur une thématique aussi dramatique ? Est-ce qu'une sensibilité féminine était nécessaire ?
M.C. : Je pense que cela apporte quelque chose. En effet, Charlotte est quelqu'un qui a de la poigne, qui tient parfaitement une équipe de mecs et de nanas et en même temps, son statut de femme, sa sensibilité et son vécu probablement ont fait que cela apporte un plus. Il y a quelque chose de très doux à travailler avec elle.

 

Q : Au festival Séries Mania, je crois que c'était justement Charlotte qui avait dit que vous aviez tourné d'abord toutes les scènes de la maison. Est-ce comme ça que vous avez construit votre complicité avec le personnage d'Alix (ndlr : Poisson) ?
M.C. : Ba on l'a créée sur place puisqu'on ne se connaissait pas avant. Mais oui on a tourné avant dans la maison...
Q : Mais vous n'avez pas discuté éventuellement de leur rencontre ou des choses comme ça pour construire un passé ?
M.C. : Chacun fait sa sauce personnelle. J'invente toujours une histoire à mes personnages qui n'a pas toujours existé mais ça nourrit mon travail. Après Alix a dû le faire aussi à sa façon puisque c'est aussi une bosseuse. Et puis on s'est rencontrées petit à petit et c'était une rencontre sympa. C'est quelqu'un que je vois encore en tous cas.

 

Q : Vous avez dit que vous avez des enfants. Est-ce que c'est compliqué quand on rentre chez soi après avoir tourné une série sur ce type de sujet de ne pas devenir un petit peu parano et de la laisser de côté comme si de rien n'était ?
M.C. : Alors c'est marrant que vous posiez cette question parce que pour moi ce qui était difficile c'est que j'ai une fille qui s'appelle Léa (ndlr : comme l'adolescente disparue dans la série). Et j'ai donc parlé à Charlotte et je lui ai dit : « tu sais, pour moi c'est très compliqué » parce qu'en plus, je suis quelqu'un d'extrêmement angoissée malgré les apparences. Angoissée c'est même un euphémisme par rapport à ce que je suis... Et elle me dit « tu m'en aurais parlé avant, on aurait changé le prénom mais là c'est plus possible ». Et c'est vrai que du coup c'était compliqué. Mais c'est parce que le personnage s'appelait Léa. Maintenant, j'ai déjà tourné des choses un peu dramatiques, je ne suis pas de ces acteurs qui ramènent ça à la maison mais il y en a et je les respecte, je ne les juge pas. Alors peut-être que je n'ai pas eu un rôle assez important encore ... je ne sais pas si c'est ça mais j'ai la sensation quand même qu'on fait un métier. Je travaille beaucoup parce que j'aime ça, j'aime me plonger dans le travail... mais il faut quand même se distancer. On fait un métier qui est superbe et on rentre à la maison. Donc moi ça va.

 

Q : Qu'avez-vous fait depuis Disparue ?
M.C. : Depuis, j'ai tourné avec Thierry Lhermitte et on s'est régalés parce que c'est vraiment une ambiance colonie de vacances. Thierry Lhermitte est vraiment quelqu'un que j'aime beaucoup. Je me suis marrée pendant quatre mois... enfin marrée, c'était quand même des conditions compliquées mais c'était super. Bon ça n'a pas bien marché mais on s'en doutait parce qu'il y avait quand même tous les éléments pour que ça ne fonctionne pas tellement. Mais nous nous sommes bien amusés donc après, faut faire la part des choses. Là je suis en train de tourner avec Jean-François Balmer un épisode de Boulevard du Palais. Entre temps, j'ai joué dans une pièce que j'ai écrite avec Nathalie Levy-Lang dans un festival de théâtre à Paris qui s'appelle Inséparables et qu'on va probablement reprendre. Et à la rentrée, je serai dans une pièce intitulée Je suis Jésus qui a été écrite avant le 7 janvier par un acteur qui joue aussi avec moi. Il s'appelle Olivier Chenille, c'est un des quatre fachos dans Un français.

 

Q : Vous pensez que ça risque de faire polémique la pièce ?
M.C. : Polémique, je ne pense pas mais c'est une pièce assez violente. On est deux en scène, c'est une mère et son fils adoptif et elle déteste cet enfant, c'est atroce. Mais j'aime tous les personnages.

 

Q : Quand vous avez lu les scripts et que vous avez tourné, vous attendiez-vous à un tel succès d'audience parce que je crois que ça atteint les 5.3 millions de téléspectateurs en moyenne ?
M.C. : Plus parce qu'il me semble qu'avec les rediffusions, ils sont arrivés à 6.1 millions.
Q : Et la série battait quand même Grey's Anatomy tous les mercredis.
M.C. : C'était mieux (rires). Non mais j'ai jamais regardé Grey's Anatomy donc je n'ai pas de jugement à faire dessus. Non, on ne s'attend jamais à un tel succès franchement à moins de faire La vérité si je mens 4 où là on sait qu'il y aura de toute façon 1 à 3 millions pour certaines raisons. Mais on ne s'attend jamais au succès, c'est totalement imprévisible. J'ai fait des trucs qui étaient vraiment bien et ça n'a pas marché... Bon, je ne parle pas de Doc Martin (rires).

 

Spoiler Disparue

 

Q : Et vu le succès justement, France Télévisions n'a pas évoqué l'idée de faire une suite ?
M.C. : Vous avez vu la série ?
Q : Oui.
M.C. : Parce que pour moi, une suite n'est pas possible.
Q : Broadchurch aussi et elle a tout de même eu une suite...
M.C. : Il y a éventuellement une possibilité pour François-Xavier (ndlr : Demaison) et Alice (ndlr : Pol) mais certainement pas pour Alix ! Ou alors, j'accouche et mon enfant disparait (rires).
Q : D'ailleurs, qui est le père ?
M.C. : Il y en a eu tellement, je ne sais pas ! (rires). Elle dit à sa copine « je ne sais pas si c'est une histoire qui va durer mais je garde l'enfant ». Je pense qu'elle a eu plusieurs histoires, je lui souhaite même.

 

Q : Étant donné que nous sommes au Festival de la Télévision, regardez-vous beaucoup de séries télévisées ?
M.C. : Je ne regarde pas énormément la télé. En terme de travail, ça m'arrive de regarder quand je les reçois pour vérifier si c'était bien, si j'étais bien... Mais y a des choses que je n'ai pas vues. Par exemple, quand je faisais Avocats et associés, il y en a que je n'ai pas vus du tout. En revanche, on vient de nous offrir, à mon chéri et moi, un rétroprojecteur donc ça c'est la folie ! Donc le soir, quand la dernière est couchée, on met le rétroprojecteur et on regarde des séries mais sur Netflix. Donc en ce moment je regarde une série qui me rend totalement accro et que je trouve pourtant vraiment mauvaise, mais je suis accro. Je trouve ça mal joué, je trouve ça mal écrit, je trouve ça con mais j'adore : The Walking Dead. Ce qui m'agace surtout c'est les scènes d'émotion... on sait qu'ils savent pleurer... Et après, on a un peu de gore. Mais ça me rend dingue. Et il y en a une que je trouvais géniale, c'était Breaking Bad. La fin est sans surprise quand même... on sait comment ça va se terminer mais les acteurs sont tellement déments. Et à une époque j'avais regardé... pas tout parce qu'au bout d'un moment je me lasse... mais j'avais regardé Prison Break. Il avait deux regards Wentworth Miller.
Q : La série va revenir pour une courte saison d'ailleurs.
M.C. : Oui mais là j'en ai marre. Au bout d'un moment, ça m'a agacée. La saison 1 était très bien, après c'était moins bien. Breaking Bad c'est quand même mieux au niveau des rapports humains, du danger et ils arrivent quand même à nous rendre extrêmement essentiels et sympathiques deux mecs qui vendent la drogue qu'on n'aimerait pas qu'on vende à nos enfants. Et j'ai adoré Dexter aussi. On est de son côté alors que bon ce qu'il fait c'est mal. Et puis, il est tellement mignon (rires).

 

Spoiler Dexter


Q : Et vous avez pensé quoi de la fin ?
M.C. : Décevante. Mais c'est ouvert en quelques sortes puisqu'il est vivant. On se dit que peut-être que s'ils se décident à faire un film, on aura une meilleure conclusion. Et je trouve que les rôles féminins dans Dexter étaient pas mal. Parce que sinon, en général, dans les séries américaines, et notamment dans Breaking Bad où les deux m'horripilaient, elles sont toujours très moralisatrices... Comme la femme de Dexter d'ailleurs, Rita... je voulais trop qu'ils la tuent franchement. Et quand elle est morte, j'étais contente mais j'ai quand même trouvé ça atroce. Mais je ne pense pas que ce soit le souhait des actrices qui créent ça, ce sont les auteurs qui sont responsables. Ce serait mieux d'écrire des meilleurs rôles pour des femmes quand même...
Q : C'est pour ça qu'Orange is the New Black plait autant d'ailleurs.
M.C. : J'ai regardé un épisode avec ma fille de 14 ans mais je me suis ennuyée. Je trouve ça trop simpliste. Je n'y crois pas. C'est très gentillet, elles sont assez jolies, bien maquillées...
Q : Ah non, mais faut continuer. Ça met un peu de temps à démarrer mais après c'est vraiment très bon.
M.C. : C'est comme la série qu'on a vue hier, Empire... je n'ai pas du tout aimé ce que j'ai vu ! C'est ridicule, tout ce drama chez les rappeurs...
Q : Ba c'est un soap sur le rap donc c'est assumé et c'est assez réussi quand même.
M.C. : Ah non, moi, j'ai détesté ! En plus j'ai trouvé ça mal filmé... Oui, j'ai balancé là pour le coup. Mais en tous cas, ils ne m'auront pas sur la suite. Par contre, les acteurs sont très bons, ils sont super. Mais le reste, sans façon.

 

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