1. Skip to Menu
  2. Skip to Content
  3. Skip to Footer
Connexion S'enregistrer   Mot de passe perdu   Pseudo perdu

Connexion

Interview de Franck Monsigny à Monaco en juin 2014

Franck MonsignyLe 9 juin dernier, nos amies Aline, Audrey et Julie, administratrices de la fanpage de Falco, nous ont permis de rencontrer l'acteur Franck Monsigny, qui interprète le rôle de Philippe Cheron dans Falco, de passage à Monaco avec sa famille.

 

Il a eu la gentillesse de nous faire confiance pour organiser une petite table ronde avec nos amis journalistes Marina Leggiero de Essentiel Séries et Alexandre Letren de Season One. Ces derniers n'ayant pas pu être présents durant toute la table ronde en raison d'obligations professionnelles, les questions proviennent en majeure partie de notre équipe présente sur place (Sandra Bellisardi et moi-même).

 

Installés confortablement au restaurant La Rose des vents à Monaco, Franck Monsigny a répondu pendant 30 minutes à nos questions avec bonne humeur avant de prendre quelques photos avec notre photographe Mathieu Godron que vous pourrez découvrir dans la galerie en bas de l'article.

 

Attention si vous n'êtes pas à jour de la saison 2 de Falco, qui sort aujourd'hui en DVD et Blu-Ray, cette interview peut comporter des spoilers.

 

Question : Comment avez-vous entendu parler du rôle de Philippe Cheron dans Falco ?
Franck Monsigny : J'ai été casté par Gwendale Schmitz mais c'est Léa Coquin qui m'a fait passer le casting. C'est un très bon souvenir de casting d'ailleurs parce qu'elle a pris beaucoup le temps de me faire travailler. Elle voulait que le casting soit en l'occurrence bien réussi donc merci à Léa Coquin. Donc c'était du casting classique, un de ceux qu'on passe à l'amont.

 

Q : Falco est une série qui a une touche française mais qui ne s'apparente pas trop aux autres séries françaises. Il y a quand même beaucoup d'action, le concept de la série est assez poussé, ça a un énorme succès et la troisième saison va faire 12 épisodes, est-ce qu'il y a une volonté de se rapprocher du format américain et des séries du câble avec 12 épisodes ou c'est juste une coïncidence ?
F.M. : Là, je ne vais pas être le meilleur interlocuteur. Ce que je sais en tous cas c'est que ça n'a pas été de soi. Sagamore Stévenin s'en est beaucoup mêlé parce qu'il avait une certaine idée du rôle, parce qu'il devait tenir le rôle donc il se sentait vraiment responsable. Il n'est pas entré dans le costume de Falco comme un comédien, il est entré dans le costume de Falco pour créer une identité à Falco pour TF1. Et heureusement, en haut comme en bas, on a eu un pont pour pouvoir échanger et discuter. Alors, on n'aurait pas fait ça sans les autres mais je ne sais pas si la volonté vient des tiroirs de TF1 ou d'ailleurs, franchement, je ne sais pas. Mais je sais que les échanges qu'on a eus avec la production, avec les scénaristes, avec Sagamore, entre nous jusqu'au dernier moment avant de dire action, ça a été beaucoup d'affinage. On reçoit les textes mais on ne tourne pas toujours les textes comme on les a reçus. Et il a vraiment vraiment lutté pour que ça ait ce format, cette griffe, cette identité. Vraiment Falco, pour moi, c'est beaucoup Sagamore... avec le travail des autres mais bon, c'est lui qui était exposé, comme ça tout de suite. Je dis souvent, quand on critique une série, on dira rarement « c'est mal étalonné, c'est mal mixé... » C'est le comédien qui prend tout et il le sait. C'est lui qui mouille la chemise, c'est lui qui s'expose et je pense qu'il avait ce Falco en tête, cette dynamique de réalisation, il a trouvé le réalisateur avec qui échanger ses idées, Alexandre Laurent, parce que ça a été en grande partie lui. Il y en a eu d'autres et il y en aura encore d'autres mais c'est le travail conjoint surtout des deux gaillards avec Clothilde (Jamin), qui a eu l'intelligence de les écouter, et avec l'appui de la directrice de la fiction de l'époque, qui a donné je pense cette griffe là. Après, est-ce qu'ils se sont dit « Canal a des séries plus comme ça, nous on n'en a pas » ? France 2 venait de cartonner avec Flics qui était plus rentre-dedans parce que Marchal (ndlr : Olivier) s'en était mêlé, donc est-ce que TF1 s'est dit « nous aussi on veut la nôtre » ? Ça ne m'étonnerait pas.
Q : C'est vrai que par rapport à ce qu'on voit sur TF1 d'habitude, c'est largement moins plan-plan, il y a un rythme plus intense avec des cliffhangers en fin de saison... C'est plus feuilletonnant.
F.M. : Exactement. Bon après, il y en a eu moins dans la saison 2 mais dans la saison 1, je ne sais pas si vous avez remarqué le choix musical qui donnait une griffe particulière. On était partis, on n'était plus à Paris, on était nulle part, on était dans Falco avec un univers.
Q : Oui, c'est très travaillé.
F.M. : oui... jusqu'à la boucle de ceinture (rires).

 

Q : Et du coup le tournage d'une saison plus longue, ça va changer quelque chose en terme de tournage parce qu'on sait que souvent à la télévision française, faut que ça aille vite pour vous permettre de faire du théâtre, des choses comme ça. Vous savez déjà comment ça va se passer ?
F.M. : Le planning, non. Je vois un peu comment ça se passe comme ça arrive. Là, on va avoir une session entre fin juin et fin juillet pour tourner 2 épisodes donc c'est relativement court en même temps (ndlr : ils viennent de commencer les épisodes 3 et 4 de la saison 3).

Q : Un épisode prend combien de temps à être tourné ?
F.M. : On a eu un mois pour un épisode mais là, en l'occurrence, ça va être moins du coup. Donc est-ce qu'ils veulent vite en boucler parce qu'après, il y a les vacances ou qu'il fait trop chaud et qu'on ne peut pas tourner ? Je ne sais pas, je pense qu'il y a des cohérences de production qui font qu'on a le temps ou qu'on en a moins, par rapport aussi à ce que fait Sagamore... Est-ce qu'il faut finir ça avant qu'il parte sur autre chose entre deux ? Voilà, après, il y a des questions de planning et de réservation de lieu. Je sais aussi qu'on déménage. On va déplacer les locaux qui nous ont servi à tourner dans ce qu'on appelle la DPJ mais on ne sait pas où, si on va les louer, si c'est cher. On ne sait pas ce que ça va changer. Et le rythme, je ne le connais pas d'avance.

 

Spoilers saison 2 et 3

 

Q : Dans la saison 2, votre personnage est séparé pendant une bonne partie de Carole, la femme de Falco et ils se retrouvent vers la fin de la saison donc est-ce qu'on vous verra plus souvent en saison 3 ?
F.M. : (Rires) Cheron, on réclame sa tête ou sa présence ! (rires) Qu'est-ce que je peux dire sans spoiler la saison 3 ? On n'a pas tourné beaucoup, on a tourné deux épisodes donc on remet la machine en marche. Falco, bon, ça n'est pas un secret puisqu'il y a eu des informations dessus, il s'est mis au vert, ils sont allés tourner là-bas dans le Jura et ça reste quand même une série pour lui. Que ce soit les intrigues professionnelles ou familiales ou son décalage sociétal, moins maintenant mais c'est quand même sur lui donc nous autour, pour être développés, surtout Cheron, ce n'est pas évident mais il parait qu'il va se passer des choses sympathiques et j'ai les scénarios cette semaine là.

 

Q : C'est intéressant parce qu'ils ont un certain conflit mais en même temps, ils sont tous les deux en droit d'espérer quelque chose...
F.M. : Exactement. C'est-à-dire que les deux sont légitimes aux yeux de l'un et de l'autre. Falco ne peut pas nier que Cheron a élevé sa fille, qu'il a pris soin de sa femme, qu'ils sont bien logés, que ça roule, qu'il y a de l'amour. Et Cheron, de son côté, ne peut pas nier non plus qu'il en a pris plein la tête, il a été séparé d'une femme qu'il n'a pas désaimé, c'est horrible ; d'une fille qu'il n'a pas pu élever lui-même c'est-à-dire qu'on lui a pris les parties les plus mignonnes, les plus affectives d'un enfant qui grandit et qui a besoin de son père. Son père, ça a été Cheron, c'est quand même dur à avaler mais mon personnage le comprend. C'est pour ça qu'on a cette friction avec Falco mais qu'on a aussi cette forme de respect mutuel et de tolérance. C'est compliqué.

 

Q : Votre personnage pourrait facilement être détestable dans le sens où c'est un antagoniste au héros finalement. Comme vous le dîtes, il est légitime mais les fans aiment le héros et n'aiment pas en général les antagonistes. Est-ce que vous apportez un soin particulier à le rendre aimable ou c'est instinctif ?
F.M. : Je pense que je lui apporte ce pourquoi ils m'ont casté. J'ai l'impression que je lui apporte ma sensibilité parce qu'on me laisse faire ma sauce et que dans cette sauce, il y a cette compréhension de ce que vit Falco. Et malgré les moments où on est plus frontal, à presque avoir des élans physiques, qui ne se font pas mais bon, Cheron a quand même des épaules mine de rien, Cheron a su assurer. Il le comprend, ils se comprennent. Et je pense qu'ils vont bien s'entendre même.
Q : Ah... petite équipe à venir ?
F.M. : Voilà... De toute façon, vous ne pourrez pas me cuisiner longtemps parce que je ne connais que les deux premiers épisodes !

 

Spoilers fin de saison 2

 

Q : Il y a une question que je pense tous les fans se posent mais à mon avis vous ne pourrez pas y répondre...
F.M. : Chevalier.
Q : C'est ça, Chevalier est-il en vie ?
F.M. : (rires) Chevalier c'est secret défense. Mais est-ce que vous avez vraiment envie de savoir ?
Q : En réalité, non, parce que lorsqu'on est spoliés, on est super déçus.
F.M. : Surtout que là, on est au début de l'attente. Il y a un an à attendre.
Q : Mais c'est ça aussi qui fait que la série a du succès, Falco ose des choses parce que ce n'est pas le personnage principal mais c'est quand même un personnage important et le fait qu'à la fin de la saison 2, ce qui n'est pas énorme dans la durée d'une série, son sort soit en suspens, c'est assez incroyable pour une série française de prendre le risque de mettre un tel personnage en péril.
F.M. : Exactement. Il était vraiment content d'avoir ça à défendre, ces jolies couleurs là. Parce que ça le faisait évoluer, ça lui faisait prendre de l'épaisseur, d'aller sur le terrain et de vivre des choses avec le même danger que Falco. Je sais qu'il a bien aimé. Mais avez-vous pensé que Falco pouvait mal le vivre ou même retomber dans le coma ?
Q : Je me suis dit que ça pouvait aussi servir la personnalité de Falco et qu'il pourrait du coup très mal le prendre. Et pour le coma, j'y ai pensé aussi mais bon...
Q2 : Moi je pars du principe que tout est possible comme ça au moins...
F.M. : Mais oui, en tous cas, j'espère qu'on verra plus Cheron. Je ne sais pas encore ce qui va m'arriver mais il va m'arriver un truc, on va voir.

 

Q : Et justement, vous n'avez pas envie de donner des idées ?
F.M. : Si, on en parle mais en plus, on ne m'impose rien. On a eu souvent des discussions, les scénaristes sont descendus régulièrement sur le plateau manger avec nous pour nous demander ce qu'on pense de ce qu'ils ont écrit, de ce qu'ils proposent. J'ai trouvé ça génial. Et là carrément avant la saison 3, on a déjeuné ensemble, on a approfondi les connaissances pour leur soumettre des idées. Moi j'ai très envie de décomplexer un peu Cheron, de lui donner une petite note de décontraction, d'humour, quelques moments de comédie. J'avais très envie de ça aussi parce que je viens du théâtre avec ce genre de rôles et j'aime beaucoup m'amuser en fait. Et ça va, il y a eu assez de drames (rires). J'avais aussi envie d'être un peu plus léger et d'aller sur le terrain. Je leur ai soumis aussi l'envie de m'impliquer, d'être plus physique. Je ne sais pas comment, moi, j'aimerais bien être Falco (rires).
Q : Cela peut arriver, après tout, dans Rizzoli & Isles, on a une femme policière et une médecin légiste qui forment un duo et vont sur le terrain ensemble donc pourquoi pas !
F.M. : Oui, ce serait génial ! J'envie cette palette et ces nuances de jeu qu'on lui offre à Falco. C'est hyper large. Et lui, il amène des choses, il montre qu'on peut lui proposer d'autre palettes aussi. C'est ça, ils s'enrichissent les uns les autres avec les scénaristes.

 

Q : Sinon, vous avez fait du doublage aussi. C'est complexe, non ? Pour avoir rencontré plusieurs comédiens qui font du doublage, ils disaient que c'était de plus en plus difficile d'avoir des rôles.
F.M. : Oui, j'en ai fait beaucoup. Mais oui, le travail s'est un peu délocalisé en Belgique ou ailleurs donc le gâteau se rétrécit et ceux qui étaient là depuis longtemps continuent de manger dessus mais ceux qui arrivent ne peuvent plus vivre du doublage comme ça. Moi ça fait quinze ans quand même et il y a quinze ans c'était un petit peu plus simple.
Q : Et puis, vous avez quand même doublé le rôle de Jake dans Jericho, c'est un personnage assez important.
F.M. : Même avant, j'ai eu un rôle dans Six Feet Under, c'était Gabriel, le copain de Claire, le junkie.
Q : C'est une sacrée série Six Feet Under.
F.M. : Ah oui, magnifique. J'aimerais tellement tourner des Six Feet Under (Rires).
Q : Et du coup, vu que c'est en ce moment le Festival de la Télévision à Monte Carlo et que vous parlez de Six Feet Under, est-ce qu'il y a d'autres séries américaines dont vous êtes fan ou que vous suivez ?
F.M. : Game of Thrones. J'aurais bien joué dedans ! Moi je suis un enfant, j'ai envie d'être un super héros, j'ai envie de tout, j'ai faim de tout ! J'ai envie de ce qu'on appelle des films d'auteur, j'ai envie de faire des blockbusters, j'ai envie de tout. Ah ouais, la vie est courte (rires) !
Q : La solution serait peut-être de s'écrire soi-même un rôle sur mesure...
F.M. : Oui mais de toutes façons, c'est ça qui nous attend en général. Bon, c'est vrai qu'il y a quelques privilégiés karmiques. Moi, avec le temps, je n'ai pas appris à construire des chances ou des rencontres, elles se sont toujours présentées sur le chemin, comme ça, on est prêt à les accueillir, on l'appelle très fort. Des fois, ça vient plus lentement que pour d'autres. Je crois en la construction de projet. Moi, de toute façon, je suis dans cette dynamique depuis trois ans. J'ai monté une compagnie, je me suis donné la légitimité d'écrire. J'écris du théâtre, j'en produis, je produis des artistes, je produis des dates. Je suis administrateur d'un centre culturel, j'aime bien amener de la culture où il n'y en a pas. Moi je tape large : la télé, le théâtre, le doublage, l'écriture, tout. L'art c'est l'art. Et puis, la survie, pour moi, en ce qui me concerne, c'est d'être pluridisciplinaire. Ne pas trop souffrir quand un créneau est un peu à la baisse... dans ce cas là, on va s'amuser ailleurs. Faut toujours s'amuser en fait. Moi faut que je m'amuse, faut que j'apprenne et faut que je m'amuse. Avec ça, je suis content.

 

Q : Donc à part Game of Thrones, du coup, il y a d'autres séries que vous suivez ?
F.M. : Je vais vous citer les classiques, il y a Breaking Bad. Dans ma vie, il y a eu Friends, on remonte mais ce sont des classiques ! Des classiques de jeu, de scénario... Il y a eu The Shield. J'en regarde pas mal des séries, j'ai un bon fournisseur ! Tout ce qui sort, ouais on regarde ! Vous avez vu, ça devient de vrais longs métrages, il y a des épisodes qui durent 1h30. True Detective ! Voilà, moi, je veux jouer ça !

 

Q : C'est vrai qu'on manque vraiment de séries de ce genre en France...
F.M. : C'est un débat de longue durée qui ne se règle pas. Des contingences de production, de temps, de pôle d'auteurs. Mais bon, je n'ai pas trop le nez dedans... Est-ce que le public serait au rendez-vous ?
Q : Surtout qu'il n'y a pas autant de médias qui sont capables de diffuser des séries en France qu'il y en a aux États-Unis. Là-bas, ils sont une trentaine voire quarantaine à pouvoir produire des séries, chez nous, il y en a moins.
F.M. : A quand une chaîne du câble exclusivement dédiée à ça pour les aficionados des séries ?
Q : Y a Netflix qui va arriver là.
F.M. : Voilà, on y vient. Mais après développer ça... moi, j'aurais très envie de développer une série, pour éviter les complexités de montage financier, l'attente, les gens qui mettent du temps pour lire les scénarios, servons-nous du net ! Le net c'est demain. On y est, sur les programmes plus ou moins longs, courts, ça va devenir un vrai média, sur lequel on est libre de s'exprimer et de diffuser. Et après si la came est bonne, les gens ils en mangent ! C'est bon donc les gens regardent. C'est fidèle. Je trouve que le net est une bonne vitrine de qualité.
Q : Il y a eu des webséries qui ont acquis leur célébrité comme Le Visiteur du futur...
F.M. : J'ai des amis qui travaillent dedans et qui me disent : « pour contenter les fans, on fait des tournées cinéma en France » et on me dit que les cinémas sont remplis. C'est ça, ils diffusent et après ils sont là pour les gens. Ils ont commencé avec trois potes, un banc et une poubelle et jamais on ne les aurait embauchés peut-être pour faire autre chose. Il y a eu Bref aussi. Mais aujourd'hui, vous êtes quelqu'un avec des idées, allons-y, on écrit pour rien ; même si certains veulent attendre d'être payés pour écrire ; mais nous donnons de notre temps, écrivons et même avec le scénario et les idées, pour arriver à dire action et à tourner le truc... on est dégoutés. Trop de temps, trop d'ignorance, trop d'abnégation...
Q : Pour ça qu'ils veulent être payés pour écrire, parce que ça prend trop de temps et parfois pour rien...
F.M. : Et puis payé combien quand on n'est pas connu en tant qu'auteur ? Moi pour gagner 500 balles, j'écris moi-même (rires).
Q : Le problème c'est qu'aujourd'hui, les gens zappent tellement vite que les chaînes veulent de la rentabilité tout de suite.
Q2 : C'est ça, ils ne laissent pas le temps de s'installer en fait... le temps de trouver son public.
F.M. : Pour Falco, par exemple, pour chaque soirée, il y avait moins de monde en général par rapport à la saison 1 mais dans l'ensemble, face aux autres programmes, ça a toujours été au-dessus.
Q : Le souci c'est que comme les audiences ont été moins bonnes en saison 2, il faut espérer que TF1 ne se dise pas qu'il faut faire une série moins sombre, plus facile...
F.M. : Je crois qu'il y a eu un jeu de chaise tournante au niveau de la direction de la fiction et ça part souvent de là. Mais bon, on ne se laisse pas faire non plus. Gentiment mais on se sent très impliqués car Falco ce sont des gens qui défendent la série. Vraiment, on voulait vraiment tout ce qui s'est passé. Force est de constater qu'ils ont bien fait d'écouter entre autres Sagamore. Avec les scénaristes, à eux tous, ça a donné ça.

 

Spoilers saison 3

 

Q : Et à propos de Falco, que pouvez-vous nous dire d'autre sur la saison 3 ?
F.M. : Il y a une ellipse de temps. Comme il y a 12 épisodes, je sens qu'ils réinstallent un truc qui va devenir fort mais pour l'instant, on est dans le démarrage.
Q : Et il me semble que Sagamore va être de nouveau face à son père dans le Jura, le tueur aux poupées ?
F.M. : Il a travaillé son sujet (rires). Oui, j'ai vu qu'ils en ont parlé sur internet. Il y a eu des fuites (rires).
Q : Je regrette juste que la saison 2 ne se soit pas terminée sur le fil rouge, sur la personne qui a poussé Ménard à faire ce qu'il a fait.
F.M. : Lui, on va le choper en saison 3 je pense. Normalement, ça me semble logique. Ou en saison 4 ! Mon dieu, qu'on ne le trouve pas tout de suite et qu'on le trouve en saison 8 ! (rires)
Q : Et ça pourrait être vous le commanditaire !
F.M. : Il y a des gens qui ont pensé ça sur Cheron. En tous cas, si c'est ça, je ne le sais pas. Alors là, je rigolais parce que le réalisateur m'a écrit, quand on se parlait après la diffusion, « il y en a un qui insulte Cheron sur twitter » (rires). Alors là, si c'est moi le bad boy, je suis foutu (rires). Il y a des gens qui confondent fiction et réalité...


Q : C'est assez dommage parce que vous êtes quand même beaucoup d'acteurs de Falco à être très proches des fans justement sur les réseaux sociaux mais y en a toujours qui sont agressifs, comment vous gérez ça ?
F.M. : Ils sont plus intrusifs qu'agressifs. Je découvre en fait. Parce que moi, ma page, elle est vraiment professionnelle et on me dit « crée une page officielle » mais c'est la même chose. Je ne sais pas qui j'accueille, j'accueille le plus possible puisqu'il faut que je fasse savoir au plus grand nombre que je joue, que c'est diffusé. Mais après, qui j'ai dans mes contacts, je ne le découvre que dans les messages privés où ça se lâche un peu. Donc c'est un peu radical mais je bloque, au fur et à mesure. Sur facebook, je ne vois pas d'autres moyens de se protéger en tous cas. Parce que j'aime bien répondre, je trouve ça bien, même si c'est une phrase, un mot, il y en a à qui ça fait plaisir et puis, comme les artistes musicaux, on se construit un public aussi. Les gens qui disent « ah j'adore, il répond », ils sont fidèles. Après, quand ça prendra beaucoup de temps, je ne sais pas, je ferai peut-être comme Sagamore, un mot tous les deux mois. Tous les mois, il en met un gros et il ne répond pas individuellement parce que c'est impossible. Mais là, pour mon anniversaire, je me suis fait un devoir de répondre à, je ne sais pas, 200 messages, et j'ai mis un petit mot à chacun. J'ai pris le temps. On va voir où est ma limite en nombre. On verra l'année prochaine, je vous dirai.

 

Q : Et du coup, pour cette année, vous avez d'autres projets ?
F.M. : Un projet théâtral en production dont je suis l'auteur que je mène depuis six ans parce que les choses ont été compliquées. Il y a du monde sur scène. C'est un huis clos qui traite d'une histoire vraie, d'une héroïne qui pendant la seconde guerre mondiale a échappé à une rafle en se réfugiant dans une maison close. Donc elle vit toujours, elle a 103 ans aujourd'hui et j'ai été touché par l'histoire, je l'ai écrite, je l'ai retravaillée. Le processus a été très long à mettre en place mais bon j'ai l'équipe, j'ai la production, j'aurai Delphine Depardieu pour me soutenir aussi dans l'équipe entre autres et on lit ça au Théâtre 13 à la rentrée (le 13 octobre 2014) à l'issue de laquelle on espère obtenir une programmation. Là, ça va être vraiment sympathique. Et en télévision, c'est que Falco pour l'instant. On m'a proposé des choses mais bon des choses qui ne tiennent pas encore la route pour l'instant.

 

Q : Pour ça qu'il faut que vous deveniez le méchant de la série, ça va attirer et y aura une série qui va arriver derrière.
F.M. : Un spin off Cheron ! (rires) Les enquêtes de Cheron (rire général). Cheron reprend l'affaire !
Q : Ça doit être sympa aussi de jouer les Bad Guys.
F.M. : Oui, pour ça que pour Sagamore, c'est bien, il est un peu bad guy dans son genre. Il n'est pas conventionnel. Je m'aperçois du décalage de ce qu'on veut faire et de ce qu'il y a à la fin. Mais ce que vous voyez, c'est vrai que c'est le fruit d'une très belle équipe, très soudée, je trouve, humble, du technicien au producteur. Le producteur, il est avec nous, on se tape dans le dos, on se soutient, on est là, il n'y a pas de problème d'égo. Sagamore reçoit les textes, il les regarde, il pense à nous, il relève les coquilles pour nous aussi avant qu'on les ait eus. On joue en équipe vraiment. C'est super attachant de jouer avec eux. Je pense que c'est ça que vous ressentez aussi en regardant la série.
Q : Oui, il y a ça et la différence avec les séries habituelles de la chaîne dont on a parlé plus tôt.
F.M. : Oui puis le triangle amoureux Falco / Carole / Cheron, ça c'est un enjeu qui a porté aussi longtemps le truc.

 

Warning: No images in specified directory. Please check the directoy!

Debug: specified directory - http://serieviewer.com/media/images/gallery/Franck Monsigny:::0:0

 

Commentaires   

0 #1 coullange Nathalie 02-06-2015 13:08
Bonjour Franck Monsigny
Vous êtes un excellent acteur que j'ai découvert a travers Falco...je pense que vous avez encore beaucoup de choses à nous faire passer comme dans la saison 3 a la fin pourquoi avait vous tirez en tenant la main de Falco ou il y avait le revolvers?
Et la deuxième question êtes vous vraiment le fils de cette avocats véreux. Hâte d'avoir la réponse merci beaucoup
Citer
0 #2 Fila 02-06-2015 14:18
Bonjour,

Pour poser des questions à Franck Monsigny, je pense qu'il vaudrait mieux s'adresser directement à lui...
Citer

Ajouter un Commentaire

Tout contributeur demeure propriétaire des droits de propriété intellectuelle qui seraient attachés à ses messages. Les propos tenus sur ce forum sont néanmoins publiés sous votre propre responsabilité. A ce titre, vous devez respecter les lois et règlements en vigueur et le droit des personnes. Par exemple, vous ne devez pas diffuser des messages violents, injurieux, diffamatoires, racistes, révisionnistes, faisant l’apologie des crimes de guerre, pédophiles, appelant au meurtre ou incitant au suicide, incitant à la discrimination ou à la haine ou dont le contenu reproduirait intégralement sans autorisation une œuvre protégée par la propriété intellectuelle (ex. articles de presse, message d’un tiers). Sont aussi interdits tous messages et liens portant ou incitant au téléchargement illégal, ainsi que le streaming illégal, notamment en partageant tout média dont le contenu est protégé (vidéos et photos promotionnelles officielles et captures officielles permises). Cependant les liens vers d'autres sites sont permis, à condition d'en préciser déjà l'URL du site général (page d’accueil), avant celui de la page en question. Sont également autorisés les citations ou extraits d'articles ou informations, montages d'extraits ou parties à buts artistiques ou informatifs (avec affichages des sources). Veillez par ailleurs à respecter la courtoisie nécessaire au bon déroulement des débats.


Code de sécurité
Rafraîchir

Les derniers commentaires Article